salam.
La présence et les “coups” des services secrets israéliens ne datent pas de ce 23 juillet. Après le déclenchement de la Révolution algérienne, et bien avant l’Indépendance, le Mossad sévissait déjà en Algérie, précisément à Constantine. Dès 1956, il avait entraîné et armé des cellules composées de jeunes Juifs de la ville pour contrer les éléments de l’ALN. Une opération “téléguidée” par deux agents : Shlomo Havillo (en poste à Paris en 1956) et son “subalterne” Avraham Barzalai. Une information qu’avait publiée le quotidien israélien Maariv en mars 2005.
Il y a quelques mois, une histoire d’espionnage avait éclaté. Accusé de travailler pour le Mossad, un Algérien de 44 ans a été condamné, en janvier dernier, par la cour de Tizi Ouzou à 10 ans de réclusion ferme pour “collecte et transmission au profit d’une puissance étrangère d’informations sensibles et confidentielles dont l’usage porte atteinte à l’économie et à la défense nationales”. Les services israéliens étaient aussi désignés comme probables kidnappeurs d’Ali Belaroussi et Azzedine Belkadi, les deux diplomates algériens enlevés à Bagdad en 2005.
Un fait qui est tout à fait plausible eu égard à la longue liste d’assassinats des services sionistes. Comment oublier celui de l’ex-directeur général du Théâtre national algérien, Mohamed Boudia, le 28 juin 1973 rue des Fossés-Saint-Bernard à Paris (les détails de l’opération ont été divulgués dans le livre Mossad, un agent des services secrets israéliens parle, édité en 1990, de Claire Hoy et Victor Ostrovsky).