"C'est extraordinaire que l'on puisse dire que la crise actuelle marque la faillite du libéralisme, alors que sa cause majeure est la politique d'argent facile menée par les banques centrales américaine, anglaise, japonaise ou européenne, même si cette dernière a été moins déstabilisante", dit Pascal Salin, professeur émérite à l'université Paris-Dauphine.Enfin, les convictions de nombreux libéraux n'ont pas varié sur l'impôt ou la protection sociale : "Face à la crise, il faudrait plus que jamais privatiser le système de santé, d'assurance-chômage ou de retraite.
Face à la crise, les penseurs libéraux trouvent donc que le monde n'est pas assez libéral. Mais ils ne donnent pas toujours le même sens à ce mot.