La Baie d'Alger ▽ Le Portail Algerois ©

Thursday
Feb 09th
Text size
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size
Home Actualité Economie Autoroute, métro, tramways, centrales électriques, usines de dessalement…l’entretien des nouvelles infrastructures va coûter cher à l’Etat

Autoroute, métro, tramways, centrales électriques, usines de dessalement…l’entretien des nouvelles infrastructures va coûter cher à l’Etat

Envoyer Imprimer PDF
routeUne autoroute de 1200 kilomètres entièrement réalisée en bitume importé, de nouvelles lignes de chemins de fer électrifiées, un métro dans la capitale, des tramways dans les plus grandes villes du pays, des centrales électriques, des usines de dessalement d’eau de mer…Depuis cinq ans, l’Algérie construit à tour de bras pour se doter de nouvelles infrastructures et moderniser son économie : deux programmes quinquennaux de 150 milliards de dollars chacun ont été lancés par le gouvernement.
 
Tous ces nouveaux projets devraient être livrés en 2010. Ils ont été réalisés par des groupes étrangers pour plusieurs dizaines de milliards de dollars. Mais si le coût de leur réalisation est connu, celui de leur entretien futur l’est moins.
 
On sait seulement une chose : dans un pays qui importe tout – y compris des cartes de recharges pour téléphones mobiles-, l’entretien des nouvelles infrastructures sera assuré par des entreprises étrangères. Un premier contrat signé dans le domaine de l’électricité fournit une indication sur le coût de ces opérations de maintenance : en novembre 2008, le groupe américain General Electric (GE) annonçait la signature d’un contrat avec Sonelgaz, concernant l’entretien de 13 centrales électriques à travers le pays. Montant : plus d’un milliard de dollars, selon le communiqué de GE. Un coût qui vient s’ajouter à celui de la réalisation de ces centrales, également payées en devises. Toutes les autres infrastructures qui entreront en service auront des coûts d’entretien.
 
Reste à savoir qui va financer ces entretiens ? Selon les pays, l’entretien des infrastructures est assuré soit directement par l’Etat (subvention des services), par une augmentation des impôts ou via la redevance payée par l’utilisateur (péage autoroutier, facture d’électricité, ticket de métro…).
 
En Algérie, les deux dernières options semblent exclues. La raison en est simple : le pouvoir d’achat très faible des Algériens ne permet pas de prélever des impôts supplémentaires ou de faire les nouveaux services à leur prix réel pour amortir les investissements et les coûts élevés de l’entretien qui, eux, sont facturés à leur vrai prix par les entreprises étrangères. Peut-on en effet imaginer un ticket de métro à 150 dinars ou un trajet Béjaïa-Alger en train à 6000 dinars ? Personne ne prendra ces moyens de transports à ces conditions.
 
Sans compter que la monnaie nationale, le dinar, qui sera utilisée par l’usager algérien de l’autoroute ou du métro d’Alger, n’a aucune valeur réelle surtout quand on sait que l’entretien sera assuré par des sociétés étrangères qui seront payées en devises.
 
Autrement dit, l’Etat qui subventionne déjà les produits alimentaires (15 milliards de dollars par an) va se retrouver à partir de 2010 dans l’obligation de dégager une nouvelle enveloppe de plusieurs milliards de dollars pour subventionner l’accès à des services comme l’autoroute, le métro, le tramway, l’électricité…Une enveloppe qui sera forcément revue en forte hausse dans dix ans, quand ces infrastructures vont nécessiter de travaux de renouvelles, comme le bitume pour l’autoroute par exemple.
 
Une situation qui pose la question de la pertinence des nouveaux projets d’infrastructures lancés ces dernières années sans aucune étude sérieuse sur leur apport pour l’économie nationale. L’Algérie, dont l’économie dépend à 98% du pétrole, a-t-elle réellement besoin d’une autoroute de 1200 kilomètres ? A-t-on besoin de tramways dans toutes les principales villes ? Ne fallait-il pas faire financer ces projets autrement que par l’agent du pétrole ? L’Etat n’aurait pas été mieux inspiré de favoriser d’autres investissements créateur d’emplois et de richesses au lieu des projets d’infrastructures ? Autant de questions auxquelles les initiateurs des projets n’ont apporté aucune réponse.

Bookmark with:

Deli.cio.us    Digg    reddit    Facebook    StumbleUpon    Newsvine
Commentaires (0)
Seul les utilisateurs enregistrés peuvent écrire un commentaire!

!joomlacomment 4.0 Copyright (C) 2009 Compojoom.com . All rights reserved."

 

Météo

FIFA 2010

UEFA

matches   classements
<   Haut   Bas   >

Buteurs

Championnat National D-1
Total Journée
  Name P Ø T

Il n'y a pas de pronostiques pour cette journée!


  Name P Ø T

Il n'y a pas de pronostiques pour cette journée!