Mais pour la première photo souvenir à Washington, c'est Tony Blair qui a grillé la politesse à Brown, Merkel et Sarkozy en s'exposant tout sourire avec «son bon ami» Barack Obama.
Bronzé et en grande forme, l'ancien premier ministre britannique était l'invité d'honneur du National Prayer Breakfast, un «petit déjeuner de prière nationale» qui est en fait un prestigieux événement religieux organisé tous les ans dans la capitale américaine par les membres du Congrès américain.
Malgré la forte et franche amitié qui liait Blair à George W. Bush et le soutien inconditionnel qu'il avait donné à l'invasion de l'Irak en 2003, Obama n'a pas tari de louanges sur l'invité du jour. «Je veux remercier mon bon ami Tony Blair d'être venu aujourd'hui, a commencé le président américain. Il a été un exemple pour beaucoup de gens dans le monde en montrant ce qu'un leadership déterminé pouvait accomplir.»
Les similitudes dans leurs discours, avec des citations presque identiques de la Bible, de la Torah et du Coran, montrent que leur vision de la religion les rapproche. Tous deux sont devenus chrétiens assez tard, et ne cachent pas l'importance de la foi chrétienne dans leur vie. Blair prévoit d'ailleurs d'ouvrir une branche américaine de sa fondation pour la foi, une organisation qui prône l'entente entre religions.
Apparition remarquée
Grâce à son charisme et ses déplacements réguliers aux États-Unis, Blair est un visage familier pour les Américains, bien plus que Gordon Brown, même s'il a laissé sa place de premier ministre depuis plus d'un an et demi. Sa position d'envoyé pour la paix au Moyen-Orient au nom du Quartette lui donne toujours accès à des relations diplomatiques de très haut niveau. C'est à ce titre qu'il a rencontré mercredi Hillary Clinton et le général Jim Jones, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche. Son apparition remarquée au côté de Barack Obama va relancer les rumeurs sur ses projets d'avenir, car personne ne l'imagine se résigner aussi tôt à une retraite forcée.
L'ancien premier ministre britannique est le premier à s'afficher aux côtés de Barack Obama dans la capitale américaine. En dépit de sa grande amitié pour George W. Bush.
Depuis quelques semaines, la course était ouverte entre Londres, Paris et Berlin pour savoir lequel des grands chefs d'État européen aurait la chance d'être le premier à s'afficher au côté de la nouvelle coqueluche mondiale, le président Obama.







