La collecte des signatures a commencé Les candidats intéressés par la présidentielle ont commencé à collecter les signatures. C’est le premier écueil pour tout prétendant à la magistrature suprême.
La loi électorale dispose en effet que tout prétendant doit réunir 600 paraphes d’élus ou 75 mille signatures réparties sur 25 wilayas. Dès le 8 janvier, date de remise des formulaires de collecte de signatures pour les candidats à la candidature, l’opération a commencé. Elle ne semble pas poser de problèmes aux grands partis, comme ceux de l’Alliance qui envisage de récolter pour le candidat Bouteflika dont elle soutient un troisième mandat plus d’un million de signatures. «C’est aussi la preuve, selon M. Chorfi du RND, de la popularité de notre candidat ». Il rappellera le directive de M. Ouyahia qui a appelé à recenser au niveau de chaque wilaya les élus qui signeront».
A Ahd 54, les sympathisants sont déjà sur le terrain. Le parti qui n’a pas connu de remous internes, veut compter en premier lieu sur le réseau de militants et de sympathisants qui a réussi la prouesse de faire figurer le candidat Rebaine sur la ligne de départ en 2004. Au FNA, une commission chargée de cette collecte a été installée. Elle est chargée de la collecte des signatures. Composée de membres du bureau national ainsi que de députés, elle aura la charge de collecter le nombre de signatures requises et d’installer les comités de commune et de wilaya, en prévision de la campagne électorale et de la supervision du vote. «Nous avons dû réduire le nombre de signataires à la demande du ministère de l’Intérieur.
On se contentera de donner 2000 signatures pour les élus et 140 000 autres pour les militants alors que nous avons plus de 3000 élus et 300 000 adhérents», nous explique-t-on. Les difficultés concernent surtout les candidats indépendants ou issus de petites formations sans ancrage ni moyens. «Est-ce qu’on va nous faciliter la procédure de collecte ?», s’est récemment interrogé M. Mohamed Hadef. Il évoque l’indisponibilité des imprimés en quantité suffisante ou bien le refus par l’administration de légaliser les signatures. Des «embûches» que son parti avait déjà connues en 2004 et qui lui ont valu une mise à l’écart de la course électorale.
A l’époque, le MNE n’a pu valider que 72 000 signatures en dépit des contraintes sans lesquelles «on aurait bien pu collecter le nombre de signatures exigé», estime le président du MEN.







